Avec cinquante pages écrites en juillet, j’ai brisé mon record mensuel depuis le début de mon projet de roman en décembre dernier. Je ressens un certain épuisement des mois qui viennent de s’écouler, pas seulement pour ce qui est de l’écriture mais aussi à cause de mon travail et de la maladie d’une personne proche de moi. Aussi, j’ai fait un arrêt de quelques jours car je manquais de souffle. Malgré les bons coups que j’ai fait durant l’année, je dois dire que je me sens légèrement déprimée. J’ai maintenant exactement trente ans et je ne sais pas trop quel bilan en faire. J’espère seulement que je vais atteindre plusieurs de mes rêves durant ma trentaine dont celui d’être publiée. Mes vacances estivales commencent à présent alors le travail d’écriture doit recommencer, cette fois-ci à fond la caisse. Je n’aurai pas d’autre chance dans la prochaine année que ce mois d’août pour écrire un très grand nombre de pages. Il faut donc en profiter. Il peut bien continuer de pleuvoir comme il pleut constamment depuis des semaines, je serai à ma table en train d’écrire.

Je termine tout juste les sept volumes de « À la recherche du temps perdu ». En bonne athlète-lectrice, je ne pouvais ignorer cet Éverest littéraire à escalader. Voilà, mission accomplie. Comment on se sent au sommet? Essouflée par ces longues phrases enjolivées. Impressionnée de la vue en hauteur de cette forêt d’êtres plus vrais que nature. Admirative de tant de capacité à analyser l’esprit humain sous toutes ses facettes : sombre, maladive ou encore ironique et lyrique.

 

Pour avancer dans « la Recherche », je me devais de laisser de côté toute notion d’intrigue narrative. Il fallait accepter d’entrer dans un univers psychologique qui s’étire en digressions. J’ai dû traverser un passage de 80 pages sur un enfant dans un lit qui ne s’endort pas puis sur un autre présentant des amis de la famille  que je ne connaissais pas encore et qui m’indifféraient. Pire, l’un d’entre eux est jaloux pendant près de 200 pages. Autant dire que la montée fût d’abord périlleuse. Un an juste pour le premier livre. Ensuite, ça allait tout seul car enfin, j’étais prise par l’histoire d’amour non-réciproque entre Gilberte et Marcel, par la nostalgie épanchée des belles robes d’antan. J’ai entrepris le second volume sans peine. Je me suis senti ralentir au troisième et au quatrième pour reprendre ensuite vers une finale à ne pas manquer.

 

Le professeur de littérature et psychanalyste Pierre Bayard, l’auteur du fameux « Comment parler des livres que l’on n’a pas lus? », a écrit sur les digressions de « la Recherche ». On pourrait couper mais la question serait : on coupe où exactement? Bonne question. Certains verraient la suggestion comme un sacrilège et pourtant, on peut être en faveur de la brièveté d’une œuvre afin de lui donner plus d’impact. Quelqu’un serait-il assez courageux pour arriver avec une édition brève de « la Recherche »? Avec sa structure étudiée, sa finale forte, de quoi aurait eu l’air « La Recherche »  version allégée au milieu? C’est ce que j’ai le moins savouré mais un autre le trouve peut-être essentiel. D’autre part, de couper,est-ce que ça va à l’encontre du projet de Proust de faire sentir le passage du temps par la longueur du récit?

 

Les courageux proustiens peuvent questionner mon bon sens ou bien m’abreuver d’insultes, au choix. Je poursuis mon chemin avec un autre bouquin, lu en trois jours celui-là, pour faire changement.

Un jour, j’ai reçu en cadeau un coffret de livres de Paulo Coelho. Malgré la minceur du volume, je n’ai jamais pu terminer « L’alchimiste », fable simpliste qui m’a autant émue que « Qui a piqué mon fromage? », une autre histoire idiote qui s’est bien vendue il y a quelques années.

 

Comme plusieurs amoureux de littérature, je suis allergique à Coelho. Quand je demande à quelqu’un ce qu’il aime lire et qu’il me répond « Paulo Coelho » sans nommer aucun autre auteur, je me gratte. Il semble que les livres de Coelho comportent un message évident qui tourne autour de thèmes spirituels dilués au maximum.

 

Sur son site web, l’auteur affirme avoir été influencé par Aleister Crowley lorsqu’il était plus jeune. Ses premiers livres sont marqués par des sujets beaucoup plus sombres que ses « romans ». C’est donc bien plus un occultiste qu’un adepte du New Age.

 

Maintenant, on apprend via un article écrit par un praticien vaudou qu’une biographie de l’écrivain vient de sortir au Brésil, son pays natal. Basée sur des journaux personnels de Coelho, on y apprend qu’il pratiquerait le sacrifice animal, baise sa copine adolescente devant un proche parent paraplégique en plus d’avoir fait un pacte avec le diable afin d’obtenir gloire et argent. Voilà qui explique enfin le mystérieux pouvoir de vente de cet auteur dont les livres sont continuellement gardés sur les tablettes des librairies.

 

Coelho aurait promis à l’auteur de la biographie de lui transmettre ses journaux s’il trouvait le nom de l’homme qui l’avait torturé des années auparavant. Le biographe a réussi et obtenu la clé du tiroir ou étaient gardés secrets les carnets intimes. La biographie, « O Mago » (« un magicien ») n’est malheureusement pas encore traduite. Il semble qu’elle soit prévue pour 2009 en anglais.

 

Alors voilà, après 10 ans de labeur, d’arrêts forcés et de reprises multiples, j’ai obtenu mon bac (1er cycle universitaire de ce côté-ci de l’océan) cette année. Sans participer à la cérémonie des diplômes, j’ai pu goûter à l’excitation du campus car je voulais me faire photographier avec la toge, le capuchon et le chapeau. J’ai mis le paquet pour l’occasion et mon diplôme rien de moins qu’en latin fera maintenant le tour de la famille dans son cadre en or et en bois d’acajou.

 

Non contente d’avoir fini des études qui m’ont littéralement et  figurativement pris tout mon petit change, je songe maintenant à poursuivre le savoir dans un autre domaine dès cet automne. Mes parents qui me regardent aller en perdent presque la tête. Ils commencent tout juste à se faire à l’idée que je suis dissipée à vie. Comme je ne suis pas encore 100% certaine de mon choix, je n’en dirai pas plus pour le moment. Le pépin est que si j’étudie à l’automne, je dois trouver le moyen de conserver le même rythme d’écriture si je veux terminer mon manuscrit avant l’an prochain. Ça risque d’être compliqué compte tenu de mes autres obligations mais la tentation de retourner à l’uni est trop forte en moi pour que je balaie l’idée. On verra bien.

 

 Mon assiduité a porté fruit. Je suis arrivée à remplir mon quota pour le mois d’avril. D’un autre côté, j’ai manqué de dix pages chacun de mes quotas de janvier, février et mars. Je ne peux malheureusement pas rattraper un tel retard mais je peux continuer et tâcher de bien faire pour le mois de mai. Mon histoire s’avance tout juste là où l’action transformative s’engage réellement. Je suis en train d’écrire le coeur de l’aventure, ce vers quoi je tends depuis décembre dernier. Je me sens de plus en plus habitée par mon histoire.

 

Bien que je suis un plan écrit d’avance, je me laisse aussi entraîner en cour de chemin par des surprises de l’imagination. Faute de savoir exactement ce qu’un personnage doit faire ou ce que contient un lieu, je dois inventer sur-le-champ, sans trop m’en faire avec les bizarreries produites par mon cerveau. Certaines pages me surprennent par le génie qu’elles révèlent (hum-hum) et d’autres me plongent dans une déprime d’un jour ou deux tant elles sont banales. Je sais quel travail de réécriture m’attend. Je préfère ne pas trop y penser pour le moment. L’essentiel est que tous mes personnages importants ont maintenant été introduits sur la page, leur univers expliqué au moins en survol et les lieux, vitaux dans mon histoire, ont été topographiés. L’héroïne de l’aventure peut à présent devenir ce qu’elle doit devenir.

 

Qui est cette héroïne? Mon personnage emprunte des comportements que j’ai et vit des événements que j’ai vécu. Le résultat pourtant n’est qu’un moi imaginé. À date, la grande majorité des scènes sont entièrement inventées. Je fais un collage de personnages non pas pour faire ma propre psychanalyse mais pour partager un univers où les idées ont leur place.

 

 

Le jeudi des nouveaux arrivages survient enfin. Je fais le tour des tables dans ma librairie préférée. Rien ne me tente vraiment sauf 2666 de Roberto Bolaño, récent de quelques semaines. Les briques réputées difficiles m’attirent ces temps-ci et 2666 en est une, à 1015 pages. Ce livre est publié de manière posthume et considéré comme un futur classique mondial. Il vient juste d’être traduit en français. L’histoire fait référence aux meurtres en série non résolus qui ont réellement lieu dans une ville de la frontière américaine-mexicaine.

 

Malheureusement, le volume coûte 54.95$ dans son édition grand format, une petite fortune même si c’est probablement le prix d’un simple café à Paris, environ la moitié d’un volume de la Pléiade. L’édition en anglais, quant à elle, n’a pas encore été traduite. Ça sortirait en novembre 2008. Le hic c’est que le livre en anglais coûtera 24 $ de moins que l’édition en français. Considérant que j’ai encore Les Bienveillantes à lire, un roman pas reposant avec ses nombreux personnages aux titres d’officiers Nazis difficiles à mémoriser, je me demande si je pourrais attendre patiemment l’édition en anglais. En même temps, je dois finir À la recherche du temps perdu avant mes 30 ans, donc, faut se grouiller.

 

Je pourrais aussi faire un petit sacrifice, utiliser mes dollars Raffin (l’équivalent de monnaie Canadian Tire pour bibliophiles) et acheter l’édition en français. Chaque achat chez Raffin me vaut de collectionner la précieuse monnaie dans une enveloppe, de la compter et de la recompter dans mes temps libres. J’en ai présentement pour 7.30$.

 

Mmm, j’achète ou j’attends?

Un des conseils de base que j’ai entendu le plus souvent au sujet de l’écriture est de façonner une histoire dont on connaît l’univers. Il s’agirait, autant que possible, de se rapprocher de thèmes, d’événements ou de personnages basés sur ce que l’on connaît déjà. Si j’ai vécu à Montréal toute ma vie, pourquoi j’écrirais sur Venise? Je pourrais bien faire de la recherche, ce n’est pas exclu mais, l’écriture occupant déjà une part importante de mon temps, pourquoi ne pas faire simple en écrivant une histoire se déroulant à Montréal?

 

Cette suggestion a du bon mais, la question que je me suis posée pendant toutes ces années où j’ai essayé d’écrire un roman c’est : qu’est-ce que je connais? De toutes les expériences faites en moins de trois décennies, laquelle constituerait un bon sujet de roman? Tout ce que j’ai vécu me semble plutôt banal et je ne voyais sur quoi je pouvais bien écrire.

 

La réponse m’est apparue il n’y a pas très longtemps. La vieillesse creusant sur mon visage ses sillons irréparables (hum-hum), une certaine nostalgie s’installe d’événements survenant il y a longtemps, lors de l’enfance ou de l’adolescence. C’est comme si, de communs ces souvenirs étaient jadis, ils deviennent de plus en plus précieux au fur et à mesure que le temps avance. Ce phénomène fait que les souvenirs d’une certaine époque me reviennent de plus en plus souvent, mis en relief par le sentiment d’avoir perdu quelque chose à tout jamais.

 

Si ça sonne proustien mon affaire, ce n’est vraiment pas volontaire. On dirait que j’ai eu une sorte d’envolée lyrique, tout à coup.

 

Donc, ces souvenirs qui se font plus insistants et acquièrent une valeur particulière à mes yeux à l’approche de la trentaine sont devenus la base du roman que j’écris présentement. En ce qui me concerne, je sors de l’enfance même si, légalement, je suis considérée comme une adulte depuis douze ans. Ce qui m’a formé durant l’enfance est très présent en moi. J’en rêve encore et parfois, j’aimerais y retourner pour revivre et refaire les événements.

 

Comme je parle un peu de mon enfance à travers un personnage, même si plusieurs inventions viennent se greffer à l’histoire, j’écris nécessairement sur des personnes réelles à travers les personnages fictifs décrits. Mes tantes y sont dépeintes en images pas tout à fait réjouissantes, comme des chipies campagnardes vieux jeu. Mes parents sont là aussi, sous une forme très diluée mais pas plaisante à observer.

 

Même si je ne suis pas à bout de mon processus d’écriture, il m’arrive de penser à l’effet que le portrait de mes membres de famille pourraient avoir sur ceux-ci. Encore faut-il qu’ils lisent le manuscrit ou livre publié de l’histoire. Certains sont bien vieux pour lire et mes parents eux ne lisent pas. Mais, si jamais ils le lisaient tout de même? Qu’arriverait-il? Est-ce que je subirais des remontrances pour avoir exposé une certaine image négative de ma famille? Évidemment, c’est peut-être un peu tôt pour penser à des chicanes de famille à cause de ce que j’ai écrit mais il m’arrive de penser à l’impact que cela pourrait causer et d’en avoir honte une fois le fait accompli.

 

Ma fille de 8 ans, Loulou, a hérité de sa mère l’envie d’écrire des histoires. Son enseignante était enchantée du grand nombre de phrases imaginatives que compose l’élève et lui a donné un beau 98% en français écrit. C’était avant Noël.

 

Devant ce beau succès, Loulou a décidé de commencer de petites histoires mettant en scène des animaux parlant. Comme plusieurs écrivains en herbe, elle commence des histoires qu’elle ne termine d’habitude pas. La difficulté est d’autant plus élevée qu’il lui faut illustrer les aventures de ses bestioles en même temps qu’elle écrit. Je lui ai alors conseillé de s’en tenir à une feuille de cartable à double interligne pour l’illustrer plus tard, comme les vrais illustrateurs quand il font un livre à partir du texte de l’auteur. Elle s’est alors empressée de commencer l’histoire d’un perroquet.

 

Mais il fait quoi, le perroquet? Premier blocage de la page blanche. Je lui suggère que comme l’histoire de Pablo le pingouin qui n’aimait pas le froid, son animal pourrait avoir une personnalité contraire à sa nature d’animal jacassant et flamboyant. Quelque chose qui pourrait le mettre dans le pétrin ou l’emmener à partir à l’aventure pour satisfaire sa nature à l’encontre de ses pairs. Elle considère l’idée. Étant de la génération Harry Potter, elle décide plutôt que l’oiseau subira un envoûtement magique de la part d’un autre perroquet jaloux de lui. Ce choix est probablement une métaphore pour la compétition entre fillettes qui a lieu dans sa classe et les sentiments de jalousie qui s’ensuivent. Elle se transpose en perroquet jaloux ou jalousé, quoi.

 

Bon, le premier paragraphe, la situation initiale, est donc écrit. Je coache ma progéniture sur le deuxième paragraphe. Là, il faut expliquer comment Zack le perroquet va ensorceler Jack l’autre perroquet. C’est l’élément déclencheur. Elle relit son truc mais les fautes d’orthographes commencent à l’ennuyer. Est-ce que ”avait” a un ‘’s”, un ”t” ou autre chose? Elle n’est pas sûre. Je lui dit de ne pas s’en faire avec les fautes, qu’elle corrigera plus tard.

 

D’habitude je ne suis pas capable d’écrire avec mon enfant dans les parages. Mais de la voir s’échiner sur son histoire de perroquet me donne le goût de, moi aussi, sortir mon cahier. J’écris deux lignes. ”Maman, quelle magie Zack pourrait utiliser pour envoûter Jack?”. Je réfléchis. Ils sont dans la forêt amazonienne. Il y a plein de plantes aux pouvoirs insoupçonnés qui poussent par là. Zack pourrait certainement trouver quelque chose qui ferait son bonheur. Je fais un trait pour entamer un dialogue dans mon roman. Loulou se questionne: ”Maman, comment écrit-on ”Amazonie”? Je lui épelle le mot. Je regarde mon cahier. J’ai avancé de deux phrases, c’est merveilleux. Finalement, je ne peux effectivement pas écrire quand ma fille est là. Mais, ce n’est pas grave, mère et fille sont à la table de la cuisine, en train d’inventer des histoires ensemble. C’est ça un weekend pluvieux.

Je n’ai absolument pas fêté quelque résurrection que ce soit sauf la mienne. J’émerge à peine de ce long weekend où je me suis terrée dans mon apartement. Je suis très douée pour la réclusion…volontaire, bien entendu. C’était le moment idéal pour écrire, ce que j’ai fait sans toutefois atteindre mon nombre idéal de pages. Dix pages par jour aurait été Stephenkingesque mais, que voulez-vous, j’avais des films de samouraï à écouter. Je suis quand même contente d’avoir avancé considérablement le travail de mon manuscrit avec mes quinze pages écrites.  

Comme plusieurs carnettistes d’inspiration littéraire, j’ai lu avec plaisir cet article de Nicolas Ritoux qui m’a connecté à de nouveaux blogues d’auteurs. C’est entendu, le lecteur peut parfois devenir auteur et l’auteur est règle générale un lecteur. On ajoute à ce mélange le rôle de carnettiste et ça rend les choses vraiment excitantes pour le fait littéraire partout dans le monde. Le nombre d’auteurs à découvrir devient alors exponentiel. L’idée d’une communauté de lecteurs/auteurs sur le net m’enthousiasme.

J’aime écrire et recevoir des commentaires de gens qui partagent cette même passion de lire et d’écrire. C’est trop facile de se sentir isolée de ses semblables, les rats de bibliothèque (ou de librairies) alors qu’on est tous trop occupés à bouquiner. Je n’ai jamais commencé à piquer une jasette avec un client de librairie et ça me rendrait mal à l’aise de faire ça dans le but de trouver l’âme-sœur littéraire. Alors, le blogue littéraire, c’est super.

Toujours sur Cyberpresse, la chronique dominicale de Chantal Guy vient toucher un sujet qui me questionne ces temps-ci et donc, qui tombait vraiment à pic. Si vous suivez l’actualité littéraire des dernières semaines, vous savez que deux témoignages vrais publiés ces dernières années ont été démasquées. Ce sont donc de fausses vraies mémoires heureusement mises à jour par de vrais critiques de faux témoignages. C’est clair? Ces événements viennent remettre en cause la nature de la fiction et du documentaire et de son emploi. On a le choix: embellir la réalité ou rendre plus réelle la fiction. C’est peut-être pour ça que beaucoup choisissent l’auto-fiction.

Dans la chronique de madame Guy, une écrivaine québécoise (on peut dire ‘écrivaine’ au Québec) disait que ‘dans le passage à l’écriture, le réel devient toujours de la fiction.’ C’est une réflexion que tout créateur pourrait valider, je pense. On peut toujours s’inspirer de l’imaginaire, c’est sûr. Mais, le réel est souvent la passerelle vers l’imaginaire. Ça peut devenir inquiétant si on cherche à explorer un thème, une psychologie de personnage ou bien un événement vécu tout en voulant s’éloigner du fait qui vient nourrir notre roman à la base. Comment faire pour traduire un fait ou une personne réel(le) et le (la) rendre assez inventé(e) pour que cela n’occasionne pas de réprimande de la part d’un ami ou d’un membre de la famille? Ça m’arrive présentement alors que j’écris la première version de mon premier roman. J’y reviendrai bientôt.