Voilà qu’une occasion plus que méritée apparaît, c’est-à-dire celle de me reposer complètement comme je n’ai pu le faire depuis la dernière année. Je dors comme un chat, littéralement et sans jeu de mot. Vous qui vivez avec un chat, calculez combien de temps ça fait et vous aurez une idée du temps que je passe au pieu. Apparemment, je ronfle et même quand on me secoue la tête comme un Etch-A-Sketch, je continue mon concert de musique de chambre.

 

Mes quelques heures d’éveil se passent à obséder sur l’écriture de mon roman. J’ai repris les rênes de mon histoire après deux mois d’arrêt (septembre et octobre). Je n’écris pas énormément, environ 2250 mots par semaine. Écrire pour moi c’est un peu comme essayer de faire sortir de la pâte à dent d’un tube presque fini (ou d’écrire un paragraphe sur un Etch-A-Sketch, tiens). Mais la beauté de la chose c’est que je suis bien méthodique et ce qui sort est généralement juste.

 

L’autre bonne nouvelle c’est que, après presque un an d’écriture d’un premier jet (et six mois, disons, de pratique ou bien d’un faux départ), j’en arrive à la fin de mon histoire. Si tout continue comme ça se fait présentement, j’aurai terminé mon premier jet à la mi-décembre.

 

Ce que je trouve extraordinaire est que les pièces du puzzle se placent au fur et à mesure que j’écris, même si j’ai fait un résumé détaillé avant de commencer. En fait, le résumé n’a plus grand ressemblance avec le roman à présent. Écrire cette dernière partie se fait sans difficulté car tous les éléments sont nommés. La résolution prend donc tout son sens. C’est la partie que j’aime le plus écrire car mon histoire revient en quelque sorte à son point de départ, comme une boucle qui se referme.

 

Je ne dis pas que tout est parfait, loin de là. Mon jet est plein de trous à boucher plus tard, c’est clair. Certaines scènes seront supprimées, quelques personnages seront étoffés, des descriptions rallongées. Mon héroïne doit grandir et, plus important que tout, se distinguer de moi. C’est si facile de se mélanger avec elle mais, je ne veux pas en faire une copie de moi. Elle doit se distinguer par elle-même.

 

Le deuxième jet s’annonce assez corsé à produire. Ça me semble plus de travail que de plaisir. J’attaquerai la révision en février seulement mais je ne ferai les corrections qu’à partir d’avril. Un long travail en perspective.