Je sais pas comment j’ai fait mais, j’ai réussi à écrire une nouvelle de 10 pages. Je crois que cela donne environ 2300 mots. C’est pour le concours de Radio-Canada. Vous pouvez lire les textes de 2006 en ligne. Lisez au moins “Voir ailleurs” de Hugo Dubreuil. C’est fort comme style. On dirait un peu du Sol, c’est très triste et en même temps beau. J’aurais aimé pouvoir lire d’autres textes pour me faire une meilleure idée. Je ne pense pas que mon texte est aussi unique que celui de Hugo (“h” aspiré ou non? Mmm…) Dubreuil. Mais en même temps, mon histoire est bien tournée et le côté psychologique est intéressant. En plus, il y a une sorte de punch à la fin. Il me semble que ma nouvelle pourrait gagner le deuxième prix. Il faut que je tape tout ça à l’ordi, que je me relise et que je corrige des passages. Ensuite, je l’envoie avant le 1er novembre.

Ce serait quelque chose pour moi si je gagnais. Ça serait bien pour mon estime de moi qui n’ai rien gagné depuis longtemps. La dernière fois que j’ai gagné quelque chose, j’ai passé à la télé pendant une fraction de seconde. J’avais gagné une dictée réunissant plusieurs écoles. C’était samedi matin et je ne voulais pas me lever. Mon chum de l’époque est venu me chercher avec sa Topaze rouge 1984 qui cassait tout le temps mais c’était pas grave parce que mon père était garagiste. Il m’a dit de me lever car il était persuadé que je devais faire cette dictée. Il était venu très tôt me chercher juste pour s’assurer que j’allais participer. J’ai gardé mon haut de pyjama et j’ai mis mes jeans. Je me suis traînée au collège ou avait lieu la dictée et j’ai fait ce que je pouvais. J’ai gagné la première place avec une grosse télé avec un lecteur VHS.

Mon roman, ça va bientôt repartir. Déjà que je trouve terrible d’avoir perdu 2 mois de travail en ne faisant rien. Il va sans dire que je ne serai pas prête à soumettre mon manuscrit pour le Prix Robert-Cliche. Toutefois, l’arrêt d’écriture et le fait de taper les 30 premières pages m’ont permis de voir tout le travail de réécriture que j’aurai à faire au printemps. En même temps, on dirait que je me prends moins au sérieux avec mon manuscrit et ça, ce n’est pas la moindre des choses. Ce n’est plus LE premier roman, celui qui doit être parfait, celui qui doit tout dire ce que je n’ai jamais dit et que je veux dire, celui qui va ravir la critique. C’est juste une longue histoire que je désire vraiment, vraiment raconter. Je vais écrire ce que j’ai  dans la tête et ça va couler simplement dans un style dépourvu de style, justement. J’avais besoin d’une pause mais maintenant, j’ai hâte de m’y remettre. Quand je vais le faire, il va me rester environ trois mois de travail et c’est tout.