Mon assiduité a porté fruit. Je suis arrivée à remplir mon quota pour le mois d’avril. D’un autre côté, j’ai manqué de dix pages chacun de mes quotas de janvier, février et mars. Je ne peux malheureusement pas rattraper un tel retard mais je peux continuer et tâcher de bien faire pour le mois de mai. Mon histoire s’avance tout juste là où l’action transformative s’engage réellement. Je suis en train d’écrire le coeur de l’aventure, ce vers quoi je tends depuis décembre dernier. Je me sens de plus en plus habitée par mon histoire.

 

Bien que je suis un plan écrit d’avance, je me laisse aussi entraîner en cour de chemin par des surprises de l’imagination. Faute de savoir exactement ce qu’un personnage doit faire ou ce que contient un lieu, je dois inventer sur-le-champ, sans trop m’en faire avec les bizarreries produites par mon cerveau. Certaines pages me surprennent par le génie qu’elles révèlent (hum-hum) et d’autres me plongent dans une déprime d’un jour ou deux tant elles sont banales. Je sais quel travail de réécriture m’attend. Je préfère ne pas trop y penser pour le moment. L’essentiel est que tous mes personnages importants ont maintenant été introduits sur la page, leur univers expliqué au moins en survol et les lieux, vitaux dans mon histoire, ont été topographiés. L’héroïne de l’aventure peut à présent devenir ce qu’elle doit devenir.

 

Qui est cette héroïne? Mon personnage emprunte des comportements que j’ai et vit des événements que j’ai vécu. Le résultat pourtant n’est qu’un moi imaginé. À date, la grande majorité des scènes sont entièrement inventées. Je fais un collage de personnages non pas pour faire ma propre psychanalyse mais pour partager un univers où les idées ont leur place.