Le jeudi des nouveaux arrivages survient enfin. Je fais le tour des tables dans ma librairie préférée. Rien ne me tente vraiment sauf 2666 de Roberto Bolaño, récent de quelques semaines. Les briques réputées difficiles m’attirent ces temps-ci et 2666 en est une, à 1015 pages. Ce livre est publié de manière posthume et considéré comme un futur classique mondial. Il vient juste d’être traduit en français. L’histoire fait référence aux meurtres en série non résolus qui ont réellement lieu dans une ville de la frontière américaine-mexicaine.

 

Malheureusement, le volume coûte 54.95$ dans son édition grand format, une petite fortune même si c’est probablement le prix d’un simple café à Paris, environ la moitié d’un volume de la Pléiade. L’édition en anglais, quant à elle, n’a pas encore été traduite. Ça sortirait en novembre 2008. Le hic c’est que le livre en anglais coûtera 24 $ de moins que l’édition en français. Considérant que j’ai encore Les Bienveillantes à lire, un roman pas reposant avec ses nombreux personnages aux titres d’officiers Nazis difficiles à mémoriser, je me demande si je pourrais attendre patiemment l’édition en anglais. En même temps, je dois finir À la recherche du temps perdu avant mes 30 ans, donc, faut se grouiller.

 

Je pourrais aussi faire un petit sacrifice, utiliser mes dollars Raffin (l’équivalent de monnaie Canadian Tire pour bibliophiles) et acheter l’édition en français. Chaque achat chez Raffin me vaut de collectionner la précieuse monnaie dans une enveloppe, de la compter et de la recompter dans mes temps libres. J’en ai présentement pour 7.30$.

 

Mmm, j’achète ou j’attends?