Bon, bon, bon. Je pars un carnet et je m’arrête après deux billets. C’est pas fort, ça. C’est en fait une mauvaise habitude car en plus d’un carnet, j’ai un journal intime depuis l’âge de 11 ans et j’ai toujours pris de longues pauses entres les jours où j’ai écrit. Avec une dizaine de cahiers maintenant, j’aurais pu en écrire le double si j’avais été un tant soit peu dilligente. Avec un carnet en plus (et un roman), je me complique vraiment la vie.
Mon exploit d’il y a deux semaines n’a pas été répété la semaine dernière. En fait, j’écris peu ces jours-ci. Comme toute bonne résolution sérieuse, c’est un véritable défi que de continuer dans la bonne voie, avec une motivation constante. Je continue pourtant, malgré toutes les responsabilités dont j’ai à m’occuper et les bonnes idées qui pourraient me faire faillir. Je n’abandonne pas ce projet, je ne fais que ralentir car je m’aperçois que je ne peux pas continuer à le soutenir à chaque semaine avec la même énergie.
Avoir l’énergie, c’est une vraie bataille. La réalité de la plupart des créateurs c’est qu’il y a la job, le couple, les enfants et autres soucis quotidiens. Je prends pour modèle cette carnettiste. Parfois je sens que j’ai à peine l’énergie de me soutenir moi-même à la base, simplement pour fonctionner. Ajoutons à cela les diverses responsabilités à travers lesquelles il me faut faire une petite place, toute petite, pour l’écriture et on voit que l’exercice demande une passion indéfectible.

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